10 novembre 2008
Monstres Sacrés (9)

Grande fan je suis. Et du personnage. Et du comédien.
Comédien, oui, et pas seulement acteur, car
Jeremy Brett (1933-1995) était avant tout un Homme de Théâtre,
passionné et talentueux, travaillant avec les plus grands
(Laurence Olivier, Anthony Hopkins, Alec Guiness...).
Unanimement décrit comme un être généreux, je l'imagine en quête de véracité.
Il donnait, à mon humble avis, une dimension approfondie au personnage de Sherlock Holmes.
J'aimerais beaucoup, en plus de me procurer l'intégrale de la série,
découvrir son interprétation de Dorian Gray (1963).
Le talent n'est pas toujours synonyme de popularité. Dommage.
25 octobre 2008
Monstres Sacrés (8)

05 mai 2008
Belle, Belle, Belle (2)


02 avril 2008
Monstres Sacrés (7)

25 mars 2008
Monstres Sacrés (6)

22 mars 2007
Marseille - Le vieux Port
Cliché Boulanger
Extrait de l'album "La Vallée du Rhône et ses Villes d'Art"
Editions des Chemins de Fer Paris-Lyon-Méditerranée
(avant 1938, date de l'absorption de la Compagnie par la SNCF)
14 février 2007
Monstres Sacrés (quinquies)
15 décembre 2006
"Guillaumet m'avait précédé sur les routes. Guillaumet connaissait les trucs qui livrent les clefs de l'Espagne. [...] Il répandait la confiance comme une lampe répand la lumière, ce camarade qui devait plus tard battre le record des traversées postales de la Cordillère des Andes et de celles de l'Atlantique Sud. [...]
Mais quelle étrange leçon de géographie je reçus là ! Guillaumet ne m'enseignait pas l'Espagne; il me faisait de l'Espagne une amie. [...] Il ne me parlait pas de Guadix, mais des trois orangers qui, près de Guadix, bordent un champ : 'méfie-toi d'eux, marque-les sur ta carte...'. Et les trois orangers y tenaient désormais plus de place que la Sierra Nevada. Il ne me parlait pas de Lorca, mais d'une simple ferme près de Lorca. D'une ferme vivante. Et de son fermier. Et de sa fermière. Et ce couple prenait, perdu dans l'espace, à quinze cents kilomètres de nous, une importance démesurée. Bien installés sur le versant de leur montagne, pareils à des gardiens de phare, ils étaient prêts, sous leurs étoiles, à porter secours à des hommes.
Nous tirions ainsi de l'oubli, de leur inconcevable éloignement, des détails ignorés de tous les géographes du monde. [...] Et, peu à peu, l'Espagne de ma carte devenait, sous la lampe, un pays de conte de fées. [...]
Quand je pris congé de Guillaumet, j'éprouvai le besoin de marcher par cette soirée glacée d'hiver. Je relevai le col de mon manteau et, parmi les passants ignorants, je promenai une jeune ferveur. [...] Ils m'ignoraient, ces barbares, mais leurs soucis, mais leurs élans, c'est à moi qu'ils les confieraient au lever du jour avec la charge des sacs postaux. C'est entre mes mains qu'ils se délivreraient de leurs espérances."
Terre des Hommes
Saint-Exupéry
29 août 2006
Il s'envola au fond de la rivière.
Les pierres en bois d'ébène les fils de fer en or et la croix sans branche.
Tout, rien.
Je la hais d'amour comme tout un chacun.
Le mort respirait de grandes bouffées de vide.
Le compas traçait des carrés et des triangles à cinq côtés.
Après cela, il descendit au grenier.
Les étoiles de midi resplendissaient.
Le chasseur revenait, carnassière pleine de poissons sur la rive au milieu de la Seine.
Un ver de terre marque le centre du cercle sur la circonférence.
En silence mes yeux prononcèrent un bruyant discours.
Alors nous avancions dans une allée déserte où se pressait la foule.
Quand la marche nous eut bien reposés, nous eûmes le courage de nous asseoir puis au réveil nos yeux se fermèrent et l'aube versa sur nous les réservoirs de la nuit.
La pluie nous sécha.
Robert Desnos - "Un Jour qu'il faisait Nuit"
06 juillet 2006
Corinne Mercadier - Photographe
avec son aimable autorisation
S é r i e P a y s a g e s - 1 9 9 2 / 1 9 9 4
"Un littoral français, photographié seul, sans habitant ni promeneur, vivant sa vie de lieu comme le fait un être. Extraordinaire parce que non aménagé, un territoire de la pensée lumineux et ventilé. Ce lieu est fondateur, je le photographie depuis longtemps, avec ou sans appareil..."
S é r i e G l a s s t y p e s - 1 9 9 7 / 1 9 9 9
"Polaroid SX 70 agrandis, les Glasstypes sont des photographies d’objets peints sur verre, isolés sur un fond sombre. Objets incertains, leur usage, leur histoire, leur échelle échappent. Le corps est le principal repère : ils s’apparentent au vêtement, à l’abri, à l’objet quotidien, et le corps rayonne en son absence-même..."
S é r i e I n t é r i e u r s - 1 9 9 9 / 2 0 0 0
"Parallèlement aux Glasstypes, objets détachés de tout lieu, les Intérieurs montrent une vision des décors qui auraient pu être les leurs..."
S é r i e U n e F o i s e t p a s P l u s - 2 0 0 0 / 2 0 0 2
"Lancé éphémère des objets devant l'objectif. Une fois et pas plus : titre qui se répétant à haute voix que l'horloge est impitoyable, que l'attraction terrestre aussi, rêve leur relâchement..."
D'autres photos, d'autres séries, son actu, sa biographie… :
-> le site de Corinne Mercadier <-
Exposition du 1er juillet au 31 août 2006 - "Le huit envolé" (Octogone de la Maison-Dieu, 86502 Montmorillon)
Exposition du 21 septembre au 18 novembre 2006 – "Corinne Mercadier" (Galerie Alan Klotz, New York)
















