24 octobre 2009
Message personnel
Je me suis beaucoup rapprochée de ma mère ces derniers mois. Oui, nous communiquons, vraiment. Il m'aura fallu franchir la barre de la quarantaine et certaines épreuves de la vie pour toucher du doigt ce début de sincère lucidité. Je le regrette et j'envie ceux à qui cette rassurante indulgence, cette sereine empathie, cette réconfortante réconciliation, arrive bien plus tôt. J'écris "la mère", comme je pourrais écrire "le père", 'l'oncle" ou "le proche". Liens du sang ou pas. Celui qui a élevé. Celui qui a vu grandir. Celui qui s'est inquiété. Celui qui a partagé et ressenti sans rien dire. Celui qui a vu, qui a pardonné et qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Celui qui aime. Ainsi va la vie. Passé, présent, futur ne font qu'un. Juste une histoire d'influence, au sens noble du terme. Une influence qui libère. Une pause dans le temps où il fait bon de se demander si nous avons fait mieux.
PS : texte susceptible d'évoluer ou de disparaître.
Il m'aura fallu faucher les blés, apprendre à manier la fourche,
pour retrouver le vrai, faire table rase du passé,
la discorde qu'on a semé, à la surface des regrets, n'a pas pris.
Bashung, Fauque - "Angora"
28 août 2009

Il y a quelques jours, ma toute petite Gaby s'en est allée, vers un pays lointain où les arbres chantent et les oiseaux fleurissent. Le chagrin et le vide qu'elle laisse sont immenses. Il me reste 14 années de souvenirs, de tendresse, de complicité et d'amour inconditionnel. Je dois poursuivre mon chemin, accompagnée pour quelque temps encore de son frère de coeur. Mais, amis des chats du monde entier, vous savez comme moi que chacun de ces petits anges est unique et que jamais elle ne sera remplacée.
"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé".
16 mars 2009
Sans Titre
Cher Alain.
J'apprends avec tristesse ton voyage sans retour vers de nouveaux sommets. Bien sûr, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Et pourtant.
J'ai fait ta connaissance en 81 et tu te serais bien amusé à nous regarder nous dandiner sur tes chansons dans nos soirées dansantes en plein après-midi ou à nous écouter t'imiter dans la cour du collège en folie.
J'avais à l'époque d'autres préoccupations que la profondeur de tes mots et la subtilité de tes mélodies, mais je me suis bien rattrapée depuis. La sensibilité est arrivée bien plus tard, avec les années, avec les peines et les bonheurs. Et, quelque part, c'est ensemble que nous avons grandi.
Rarement Artiste ne m'aura autant émue, bouleversée. Une petite lueur, une de plus, s'est éteinte. Et comme à chaque fois, c'est un peu de moi qui meurt. Mais cela te plaira peut-être de savoir que Gaby, câline féline, ronronne sur mes genoux en ce moment choisi.
Bon vent, l'ami.

11 janvier 2009
In Ze Ciel

Nos forteresses n'égaleront jamais la magnificence de la nature.
Désespéremment ancrées, elles ne font que divaguer au gré de nos tourments.
N'en déplaise aux conquérants, nous ne contrôlons aucun des quatre éléments.
Privés de nos frêles destriers, nous croulerons sous le poids de nos armures.
08 janvier 2009
Les fêtes de fin d'année sont passées, je sors de mon trou.
Et j'ai bien fait ! Les premiers flocons sont tombés hier, tout petits et éphémères mais tellement rares par ici que cela méritait d'être notifié.
Le discret Rouge-Gorge a été brièvement aperçu. Et j'ai pu, pour la première fois, observer dans mon jardin préféré un Geai. Photo râtée, espérons qu'il repassera par ici. Et encore deux minuscules oiseaux, peu craintifs, picotant furieusement au-dessus de moi les branches squelettiques des arbres bordant l'impasse. Il me semble, au bandeau clair sur leur tête, qu'il peut s'agir de jeunes roitelets huppés. A confirmer.
27 août 2008
La Belle Ailée

Allez, je n'ai pas peur de l'encensoir,
et une pincée d'auto-satisfaction ne peut nuire qu'aux mollets.
Surtout s'ils sont déjà fort bien proportionnés.
Et je vous le dis, amis de la modestie :
au vu des circonstances, cette photo n'est pas trop mal réussie.
Lumière d'une fin de journée grise ; sujet, certes fort patient et qui a tenu la pose, à 40 cm ;
compact dont mes réglages sont plus proches du bidouillage que de la maîtrise,
zoom poussé à la limite de son supportable.
Alors, si vous souhaitez me laisser quelques conseils techniques, je prends.
Libellule du soir, espoir.
19 juillet 2008
In Ze Ciel

03 juillet 2008
Se sentir seul, alors qu'on est bel et bien entouré.
Etouffer sous le poids de l'incapacité à communiquer,
avec les proches, s'être déconnecté des aimés.
Les réponses sont là, tout au fond, bien ancrées.
Choisir l'isolement par fierté, par lâcheté.
Porter le poids du monde à défaut de s'assumer.
J'ai besoin d'air. Besoin d'évacuer. Désolée.
PS : ce message s'auto-détruira peut-être, peut-être pas.
15 mai 2008
Les Couleurs du Printemps

25 janvier 2008
...
Les ampoules oubliées des baraques de chantier.
Des éclairages publics jouent aux ombres chinoises.
Une ville, la nuit.











