Quand il est mort, le poète
Paroles Louis Amade, Musique Gilbert Bécaud.

Quand il est mort, le poète, quand il est mort, le poète,
Tous ses amis, tous ses amis,
Tous ses amis pleuraient.

Quand il est mort le poète, quand il est mort le poète,
Le monde entier, le monde entier,
Le monde entier pleurait.

On enterra son étoile, on enterra son étoile,
Dans un grand champ, dans un grand champ,
Dans un grand champ de blé.

Et c'est pour ça que l'on trouve, et c'est pour ça que l'on trouve,
Dans ce grand champ, dans ce grand champ,
Dans ce grand champ, des bleuets.

La, la, la...

devos

Raymond Devos
Ouï dire

Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement.  Par exemple, le verbe "OUÏR".
Le verbe ouïr, au présent, ça fait : J'ois... j'ois...
Si au lieu de dire "j'entends", je dis "j'ois", les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste.
Il faudrait préciser : "Dieu, que ce que j'ois est triste !"
J'ois... Tu ois...
Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ?
Il oit... Oyons-nous ?
Vous oyez... Ils oient.
C'est bête !
L'oie oit. Elle oit, l'oie !
Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?
Si au lieu de dire "l'oreille" on dit "l'ouïe", alors : l'ouïe de l'oie a ouï.
Pour peu que l'oie appartienne à Louis : "L'ouïe de l'oie de Louis a ouï."
"Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ?"
"Elle a ouï ce que toute oie oit..."
"Et qu'oit toute oie ?"
"Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois,
toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu'elle oit, l'oie !..."
Au passé, ça fait :
J'ouïs...
J'ouïs !
Il n'y a vraiment pas de quoi !