Août 2007. Du Pays des Dinosaures, je rentrais.
En sortant du garage, je découvre un très bel oiseau à mes pieds.
J'appris plus tard qu'il s'agissait d'un Martinet.
Terrorisé, il cherchait un abri en rampant. Un gros chat déjà le guettait.
Pas le temps de réfléchir. Je l'ai délicatement ramassé. Il ne semblait pas blessé.
Dans mon chapeau de paille, je l'ai placé.
Arrivée dans l'appartement, c'est de mes deux chats que je devais maintenant le protéger.
Il était tard. Le seul vétérinaire joignable n'a pas pu me renseigner.
En quelques clics, me voilà connectée.
Sur le site de la LPO*, j'obtiens les coordonnées d'un centre de soin à proximité.
Au bout du fil, un passionné débordé, occupé à sauver un autre oiseau en danger.
Il m'apprend que les pattes trop courtes du Martinet lui interdisent du sol de s'envoler.
Il me dit que je peux le garder mais que c'est de viande que je devrai l'alimenter.
Pour lui rendre sa liberté, une seule solution : d'un point élevé, dans le vide, le jeter.
Bon sang ! J'en suis toute impressionnée. Mais je n'en ferai pas un prisonnier.
Me voici donc, au deuxième étage, avec dans les mains le petit protégé.
Je le caresse doucement. Il est calme. Il semble sentir le dénouement approcher.
Les voisins sont sortis pour l'encourager.
A la une, à la deux, à la trois. Le chat en bas est encore là, prêt à toute éventualité.
Nous retenons notre souffle. Vol plané vers le sol, nous voilà désemparés.
Mais soudain, battements d'ailes, virage contrôlé, frôlant le matou qui voit son dîner lui échapper.
L'oiseau virevolte entre les arbres, s'élève, revient nous saluer et finalement s'éloigne avec fierté.
C'est à pleurer. C'est bon la solidarité. D'ailleurs, rien que d'y penser...

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* LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux
(cliquez! cette page d'accueil vaut le coup d'oeil)