Les cadeaux à éviter pour réussir un Noël écolo.

"Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) a dressé la liste des cadeaux que le Père Noël doit proscrire de sa hotte.
Ainsi, n'achetez du caviar que si la boîte porte le label "Cites", car l'esturgeon de la Mer Caspienne est menacé d'extinction. La même estampille doit être apposée sur les bijoux en corail rouge, ressource surexploitée en Méditerranée. Idem pour les sacs et ceintures en crocodile.
A proscrire : tout ce qui vient du tigre. Il ne reste que 5 000 de ces félins en liberté et leur commerce est strictement interdit. Faites aussi une croix sur l'ivoire et résistez à l'envie d'une barette à cheveux en véritable écaille de tortue [...]. Pour vous protéger des frimas (brouillard épais et froid), préférez la "pashmina" (chèvre tibétaine) à la "shahtoosh", une écharpe en laine d'antilope du Tibet, car il faut tuer l'animal pour avoir sa laine.
Tout cactus importé devrait piquer votre curiosité : cette plante fait l'objet d'un trafic intense, notamment en provenance du Mexique.
Téléviseurs et chaînes hi-fi n'échappent pas à la vigilance des écologistes du WWF : il faut choisir un modèle que l'on peut éteindre complètement quand on ne l'utilise pas. Un appareil en veille gaspille jusqu'à 40% de l'énergie nécessaire pour le faire marcher".

J'en remets une couche :

"L'alligator chinois est l'un des crocodiliens (crocodiles, alligators et caïmans) les plus menacés du monde. Relativement petit (il ne dépasse guère 2 m), il habite des zones humides du bassin inférieur du Yangtze où les populations humaines sont denses et l'agriculture intensive. Très discret, il hiberne une grande partie de l'année dans des terriers. Les principaux dangers qui le menacent résident dans la destruction de son habitat et dans son extermination par les cultivateurs, qui le chassent en raison des dégâts causés par les galeries qu'il creuse sous le sol. La Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN a attiré l'attention des autorités chinoises sur le risque d'extinction de cet animal et un plan de conservation est maintenant à l'étude.

Les terrapènes - ou "tortues-boîtes" - d'Asie du Sud sont des espèces d'eau douce largement répandues du Bangladesh à l'ouest jusqu'au Japon à l'est. De récentes réévaluations ont révélé que huit des neuf espèces répertoriées sont aujourd'hui menacées (six "Gravement menacées", une "Menacée" et une "Vulnérable" selon les critères de la Liste rouge). Si la perte d'habitat touche la plupart des espèces, la principale cause de leur déclin réside toutefois dans les importants prélèvements effectués pour répondre à la demande des marchés alimentaires et pharmaceutiques asiatiques, notamment chinois. Au cours de la dernière décennie, ce commerce se serait élevé à des centaines de milliers de spécimens. La capture et l'exportation de certaines espèces sont prohibées sur quelques-uns de leurs territoires, mais il semble que la loi ne soit pas toujours scrupuleusement appliquée.

L'antilope du Tibet, ou "chiru", est originaire du Plateau tibétain ainsi que de petites régions du nord de l'Inde et de l'ouest du Népal. Elle est illégalement chassée pour sa laine, connue sur les marchés internationaux sous le nom de "shahtoosh". Considérée comme l'une des fibres animales les plus raffinées au monde, celle-ci sert depuis les années 1980 à la confection de châles et écharpes très prisés dans les pays occidentaux. La demande de shahtoosh a encouragé le braconnage et favorise un lucratif commerce qui continue de se développer en dépit des efforts de conservation et de surveillance du gouvernement chinois. Il y a 40 à 50 ans seulement, on estime que 500 000 à 1 million d'individus s'ébattaient sur le Plateau. Aujourd'hui, ils ne sont peut-être plus que 65 000 à 75 000".

Source : www.protection-des-animaux.org